
La rencontre entre vous a-t-elle été évidente ?
B.Y. - Ça commence par un déjeuner un peu guindé organisé
par les éditeurs respectifs. Presque comme si on vous présentait la future
mariée. J’ai raconté l’histoire, Jean-Claude m’a aussitôt trouvé la fin. La
magie avait pris.
J-C.C.- Bernar m’apportait un sujet neuf dans un cadre que
je connaissais bien (avec mon film sur Danton). Et avec cette manière si particulière
de pénétrer ses histoires : par le ciel.
Y.S. - Je n’étais pas d’accord avec l’interprétation du
personnage de Robespierre dans le film (…), il y manquait une dimension plus
spirituelle.
Coécrire une histoire, c’est dans l’idée de se renouveler ?
Y.S.- Nécessairement. J’avais déjà traité le thème du
tableau inachevé, dans Sambre. Je pouvais renouveler mon point de vue sur la
question grâce à l’apport de Jean-Claude.
Vingt chapitres très courts, pourquoi ?
J-C.C. - … une chose capitale, c’est que les révolutionnaires étaient des gens
extrêmement pressés (…), ils savaient qu’ils avaient très peu de temps. Dans la
division du livre en très courts chapitres, on retrouve la notion d’urgence,
qui est au coeur du sujet lui-même (…) Bernar a poussé cette idée jusqu’à
esquisser certains personnages, jusqu’à ne pas achever certains dessins.
B.Y. - Sans compter que cette révolution est menée par des
hommes extrêmement jeunes. Cela explique pourquoi les choses vont si vite.
Et chaque chapitre démarre en tableau, en temps figé !
Y.S.- Je suis parti presque sur un jeu de mots : raconter
une histoire en vingt tableaux. Et il s’agissait de rendre ces tableaux
vivants. Cela avait aussi un côté scène de théâtre.
On aurait pu avoir un livre historique sur la terreur…
B.Y.- C’est d’abord un livre pour le Louvre. Et donc, la
première chose à montrer, c’était que ce lieu était ouvert, qu’il fourmillait
d’ateliers (…) Et l’histoire nous montre toute
J-C.C.- Sans ce personnage de Jules, il n’y aurait pas
d’histoire, ce ne serait que l’Histoire, un livre de plus sur
Liste des analyses des oeuvres de l'auteur : Bernar YSLAIRE
La lune qui regarde (La guerre des Sambre. Hugo & Iris ; 3)
L’atmosphère est lourde dans la maison des Sambre après la mort de leurs parents. Hugo et ses soeurs y survivent chacun dans sa...
Le ciel au-dessus du Louvre
Thermidor, an I : ami de Robespierre qui lui a confié l'exécution du portrait posthume de Marat, le peintre David tient atelier au...
Hugo et Iris (La guerre des Sambre ; 2)
& & Pour les beaux yeux - de braise - de la séduisante Iris, Hugo Sambre oublie tout, jusqu'à son père mourant. Il se ruine pour cette...
Mémoires<19>00 (XXe ciel.com ; 3.). Mémoires<20>00 (XXe ciel.com ; 3.)
Pourquoi une seule analyse pour deux titres différents ? C'est que - initiative sans équivalent dans le monde de la BD ! - ils sont deux...
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