
Blexbolex, alias Bernard
Granger, né en
Ses influences
Blexbolex
revendique l'influence de l'Art Déco et de l'art graphique dérivé des
mouvements artistiques du début du siècle, jusque dans les années 30-40. Certaines
pages de l’Imagier des gens rappellent d’ailleurs Nathalie Parrain ou Vladimir
Lebedev, artistes proches du constructivisme russe et du Bauhaus. Pour lui, cet
art est vraiment moderne, et constitue la dernière tentative d'universalité de
l'art, par sa simplicité et sa volonté de questionnement. Il n'est pas
nostalgique du passé: son style lui permet plutôt d'établir une distance, une
ironie par rapport à son propre travail, et également de se mettre à l'abri des
tendances et des modes, dont il se méfie.
Sa façon de
travailler
Il travaille
directement la forme à l'ordinateur avec une palette graphique, sans passer par
un trait d'épure : le trait le gène, l'encombre, et il l'a donc éliminé de
ses dessins qui s'élaborent d'une façon davantage apparentée à la technique du
modelage, où il est possible de retirer ou d'ajouter de la matière pour obtenir
la forme voulue. Il définit son « style » comme opportuniste, variant
les approches, cherchant à s'adapter aux conditions techniques, mais toujours
perfectionniste. De par sa formation de sérigraphe, il connaît et s'intéresse
aux contraintes de l'impression. Cette curiosité peut s'avérer déterminante
(nettement plus que l'histoire) dans la conception de ses ouvrages. Ses
créations voyagent au sein de son univers, un morceau d'histoire pouvant se
retrouver dans une illustration de journal, etc.
Éléments réunis à partir
d’extraits d'une interview donnée à Klare Lijn international : klarelijninternational.midiblogs.com
Extraits de sa
bibliographie
Ouvrages pour
la jeunesse :
-
Bim de la jungle, Thierry Magnier, 2004, (Tête de lard) :
un album randonnée qui joue avec les couleurs d'arrière-fond et fait disparaître
progressivement le personnage principal.
-
La longue-vue, Thierry Magnier, 2005 (Petite Poche Bande
dessinée, LJA avril 2006). un homme regarde à travers une longue-vue et est
transporté sur les lieux qu'il observe. Un récit muet en noir et blanc,
astucieux, qui exploite habilement les conséquences de l'idée de départ.
-
Peindre, Thierry Magnier, 2006 (Petite Poche Bande
dessinée, LJA Mars 07) : un homme décide de devenir artiste peintre, et, en
désespoir de cause, se tourne vers l'art abstrait. En noir et blanc, une
silhouette tout juste esquissée mais expressive, un humour subtil et léger.
-
Bandes
dessinées adultes :
- L'enclos, Cornélius, 2001: un homme rentre chez
lui, muni d'un peu de bois de chauffage. Une histoire de magie noire, d'un
rêve qui tourne au cauchemar.
- L'oeil
privé, Les
Requins-Marteaux, 2006: une BD graphique, un polar dans le style des
années cinquante, épicé de quelques éléments de science-fiction, à la
forme originale, et à la mise en scène et page audacieuse.
- Destination
Abecederia, Les
Requins-Marteaux, 2008: un angoissant polar-abécédaire teinté de
fantastique.
Liste des analyses des oeuvres de l'auteur : BLEXBOLEX
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