
Curieusement, les dernières pages
semblent vouloir précipiter une histoire conçue pour durer. Et la
dernière case laisse soupçonner une suite...
- MM : Nous avions prévu cette fin là et Smoke City a toujours été prévue
en deux tomes. Il est vrai que l'histoire aurait peut-être pu bénéficier de
quelques pages de plus, histoire d'offrir un final plus flamboyant. Par contre,
nous ne nous interdisons pas de retourner à Smoke City pour d'autres
aventures.
- BC : Oui, ni Mathieu ni moi ne voulions raconter une histoire dont l'univers
serait sagement enfermé entre la première et la dernière page du livre. Nous
avons dès le début présenté des personnages qui ont un passé, et auront un
avenir. On ne veut pas donner le sentiment que Smoke City est une ville
spécialement créée pour raconter notre histoire, ça lui donnerait un arrière
goût artificiel. On tient clairement au fait de laisser à l'imaginaire de
chacun de décider ce qui se passe autour. C'est cette part de mystère,
d'éléments non dévoilés qui crée la richesse de l'univers présenté.
- BC : Nous avons de nombreuses sources d’inspiration, visuelles ou scénaristiques. Smoke City est mon premier album. Et il se trouve, qu'avant même de me lancer dans la BD, les ambiances film noir américains des 50's étaient un univers graphique dans lequel j'avais particulièrement d'aisance. Ca c’est fait de façon tout simple. Quand on a encore rien montré de son travail, il est naturel de se pencher vers ce qu’on sait bien faire.
Comment utilisez-vous la photo dans votre technique de dessin ? Pourquoi ces flous ?
- BC : Je bosse sur Photoshop avec une tablette graphique. Et je mélange sans aucun complexe des éléments photographiques à mes dessins... c'est même à travers cette alchimie qu'est née mon "style"... mon identité graphique. J'ai toujours un appareil photo sur moi. Je peux flasher sur n'importe quoi, un tuyau rouillé, un reflet dans une vitre ou un bord de trottoir... tous les "trucs" que je croise dans ma vie de tous les jours sont susceptibles de se retrouver incorporés dans une de mes illustrations. J'aime ça. Les éléments extérieurs à mon dessin vont être ce qui va créer "l'accident" dans mon image. Artistiquement parlant, avoir une dose d'imprévu dans une composition la rend infiniment plus riche qu'une oeuvre totalement contrôlée de A à Z.
Liste des analyses des oeuvres de l'auteur : Mathieu MARIOLLE
Les promesses de l'aube (Shanghaï ; 2)
1908. La Chine est un immense empire écartelé. Dix ans auparavant, la régente Cixi a évincé de son trône le jeune empereur réformateur...
Smoke city ; 2
Law, un des hommes les plus puissants de la ville, a obtenu de Cole et Carmen qu’ils reconstituent leur bande de monte-en-l’air...
Le Capitaine Fracasse ; 1
& Sous Louis XIII, le baron de Sigognac, jeune mais désargenté, vit seul avec son serviteur dans son château délabré. Un soir...
Changement de lune (Alta Donna ; 1)
& Alta Donna est une ville paisible où tout va bien. Il ne se passe rien ; c'est ce que croit Nola, qui s'ennuie ferme entre l'école et...
Lucky Loser (Hazard ; 1)
& & Sur sa planète « terraformée », donc habitable, Lucky, malin, glandu indiscipliné de nature, joue toujours de malchance,...
Tidia (Pixie ; 3.)
& & & Pixie et Elazul partent à la recherche du Prince Aël, d'Elvynn et Balor, emportés par le rêve d'Aël. Ils pensent les...

